| Le Café Littéraire / Inspiration mexicaine | ||||||
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Attrait un peu trouble que ressent le civilisé occidental face à une
autre civilisation, à une autre conception de la vie ? Oui, certes.
Comment ne pas nous interroger face à une culture qui juxtapose la
poésie la plus délicate et une éthique raffinée avec le vertige de
la mort, le sang répandu à profusion dans les sanctuaires, le
symbolisme macabre de l'art religieux ? Jacques
Soustelles
... On relate de la manière suivante, qu'un infidèle, un Génois du nom de Colomb, découvrit ces lieux. Un livre tomba entre les mains du dit Colomb, où il était dit qu'à l'extrémité de la mer occidentale, c'est-à-dire sur son côté ouest, il y avait des côtes et des îles renfermant toutes sortes de métaux et de pierres précieuses... Charles Berlitz, Les mystères des mondes oubliés.
En
serait-il comme, à ce qu'il paraît, il en est de ce dieu des Etres, de
ce dieu Christ attaché à deux morceaux de bois ? Carlo Coccioli, L'Aigle Aztèque est tombé
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Les Aztèques éventraient couramment, qu'on raconte, dans leurs temples du soleil, quatre vingt mille croyants par semaine, les offrant ainsi au Dieu des nuages, afin qu'il leur envoie la pluie. C'est des choses qu'on a du mal à croire avant d'aller en guerre. Mais quand on y est, tout s'explique... Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.
En somme, la Conquête du Mexique est un fait historique dans lequel interviennent des circonstances nombreuses et diverses, mais il me semble qu'on oublie fréquemment celle-là qui est sans doute la plus significative : le suicide du peuple aztèque. Octavio Paz, Le Labyrinthe de la solitude.
Il
regardait la fumée d'un air méditatif. Il ne semblait pas m'avoir
entendu approcher, et pourtant je savais qu'il avait conscience de ma
présence. B.
Traven, Le Visiteur du soir.
Tous tant que nous sommes, nous naissons déshérités et notre condition véritable est celle de l'orphelin ; mais cela est encore plus vrai pour les Indiens et les pauvres, au Mexique. Octavio Paz, Le Labyrinthe de la solitude.
Levant les yeux, il découvrit successivement de courtes bottes de cavalier, des culottes collantes et enfin un Charro tout entier, debout devant lui. Le Charro portait un immense sombrero à brides dorées. Sa courte veste était ornée de spendides broderies d'or, d'argent et de soie multicolore. B. Traven, Le Visiteur du soir.
Le
Mexicain ne veut être ni Indien ni Espagnol. Il ne veut pas non plus
descendre d'eux. Il les renie. Il ne s'affirme pas comme métis, mais
comme abstraction : il est un homme. Il se veut fils du Néant. C'est en
lui-même qu'il commence. Octavio Paz, Le Labyrinthe de la solitude.
Les Indiens et les demi-Indiens n'ont aucune notion du temps. Lorsqu'ils sont dans l'ennui ou la peine, ils viennent vous trouver à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. B. Traven, Le Visiteur du soir.
La grande découverte du peuple Maya, c'est d'avoir pressenti que ce monde terrestre n'est pas autonome, mais qu'il est une parcelle de l'infini, et que ce temps n'est qu'un passage sur la grande roue du temps. Pour
les Mayas, le calendrier était la forme parfaite du langage, de la
pensée. Seul il pouvait rendre visible aux yeux de l'homme le dessin de
l'univers et des dieux, où le commencement et la fin sont au même
instant perceptibles. J.M.G. Le Clézio, Les Prophéties du Chilam Balam.
Il savait se servir d'une machine à écrire et possédait quelques éléments de comptabilité. Il était allé une fois jusqu'à Mexica. Il était capable de lire une carte. Il voyait clairement à quel point ils étaient abandonnés, dix heures pour descendre le fleuve jusqu'au port, puis quarante-deux heures sur le golfe de Veracruz... C'était la seule issue. Au nord, les marécages et les cours d'eau se perdaient dans les montagnes qui les séparaient de l'Etat voisin. Et de l'autre côté, pas la moindre route... rien que des sentiers à mulets et de temps en temps un avion sur lequel on ne pouvait pas compter : villages indiens, huttes de bergers ; à deux cents milles de là, le Pacifique. Graham Greene, La Puissance et la gloire.
L'être
comme le maïs, s'égrenait dans l'interminable Pablo Néruda, Canto General.
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