| Le
Café
Littéraire /Au
cœur du rouge
|
|||
|
Dans
les espaces infinis, la lumière ne fait donc rien.
Gaston
Bachelard, La Psychanalyse du feu. L’heure
des vêpres avait sonné, Les
premières couleurs qui me firent grande impression sont le vert clair
et vif, le blanc, le ROUGE carmin, le noir et le jaune ocre. Ces souvenirs remontent à ma troisième année. Ces
couleurs appartenaient à divers objets que je ne revois pas aussi clairement que les couleurs elles-mêmes.
Wassily
Kandinsky.
Une
légende australienne rappelle qu’un animal totémique, un certain
euro, portait le feu dans son corps. Un homme le tua. « Il examina
soigneusement le corps pour
voir comment l’animal faisait du feu, d’où il venait ; il
arracha l’organe génital mâle qui était très long, le fendit en
deux et s’aperçut qu’il contenait un feu très ROUGE. » Gaston
Bachelard, La Psychanalyse du feu. Vous
objecterez encore que Novalis est le poète « de la petite fleur bleue
», le poète du myosotis
lancé en gage du souvenir impérissable, au bord du précipice, dans
l’ombre même de la mort. Mais allez au fond de l’inconscient ;
retrouvez, avec le poète, le rêve primitif et vous verrez clairement
la vérité : elle est ROUGE la petite fleur bleue ! Gaston Bachelard, La Psychanalyse du feu.
ROUGE... comme l'excès, la jouissance, le sans limite, la liberté, l'extrême provocation, le trop plein, la folie d'un champ de coquelicots... la cristallisation dans l'amour fou. Sonia Rykiel, Préface du dictionnaire du CNRS sur le rouge.
|
|||
|
Le Café Littéraire /Au cœur du rouge |
|||
|
Haut
de page /
Retour
à la liste /
Bibliographie
sur ce thème |