/à l'occasion de la Semaine de la langue française 2009:
Les membres du Café littéraire luxovien ont tenté, sur le thème "En rire(s)" du Printemps des poètes, de délirer à la manière de Boris VIAN dont c'est le cinquantenaire de la mort trop précoce, en employant les dix mots proposés par le Ministère de la Culture et de la Communication pour la Semaine de la langue française, placée cette année sous le signe "des mots pour dire demain" : ailleurs, capteur, clair de terre, clic, compatible, désirer, génome, pérenne, transformer et vision...
Brigitte Grillot : Remarque préliminaire : une majuscule dans un nom commun indique la référence à un poète.
Mister Dico et Lady Mo
La veille de demain-le-printemps,
lorsque pour fêter le retour des poètes, Mister Dico vint rejoindre
Lady Mo, il la trouva, la mine toute grise, hasardeusement perchée sur
un tas de papiers mâchés. "Cessez
donc de vous creuser l'ciboulot, bande d'intellos!
Sur ce conseil libérateur, Mister et Milady envoyèrent balader cette compagne empressée: l'ultériorité!! Comme ce Boris Vain n'était pas leur bol de thé, ils se versèrent un pot-de-vin, une fois n'est pas goût thune! Il n'avait pas le génome du chasse-cousin*! Nonnn… C'était un pur Château Pérenne*… Et ils trinquèrent à la manière de Clint Eastwood, cœur à cœur : «Aux soirées d'autrefois et aux musiques d'ailleurs!*»
Notes:
Les paroles de Boris Vian sont bien sûr imaginaires.
Michèle Larrère : 1) Généralités sur les mécanismes du rire
Ici ou ailleurs,
aujourd'hui ou demain,
le lieu et l'époque importent peu pour trouver la joie de rire. Notre
intellect, capteur
de sensations psychiques, peut accompagner un simple clair
de terre de
fantastiques éclairs de rire et cela d'un seul clic
sensoriel, tout en restant compatible
avec une approche schématique, telle qu'on peut la
désirer
pour une
étude matérielle du phénomène. 2) Question sur le rire déroutant Je me demande s'il existe ailleurs qu'en France un humoriste tel que Boris Vian, capteur d'expressions hilarantes, plus pincées qu'un pince-nez, capable de jouer sur les mots et faire d'un clair de terre un clair de mer ou un clair de verre et même un clair de temps qu'il s'ingénierait à obscurcir, et tel un magicien, d'un seul clic faire un déclic qui déclenche une avalanche de rires jaunes, compatibles avec la bile de ceux qui refusent que leur génome soit la cible d'un humour grinçant, voire déroutant, qu'ils n'ont pas désiré entendre; mais sachant que l'éducation conduit à un savoir-faire pérenne pour le transformer en savoir vivre, leur vision de la société reste plutôt conciliante. 3) Le rire ou le délire ?
Insidieuses fantaisies que le rire narquois, le rire grinçant, le rire
acide, les dérisions qui décoiffent comme les distillait Francis
Blanche sur les ondes et ailleurs.
Il faut rire de tout, disait-il, même de ce qui n'est pas marrant.
Monique Armando : Demain...
La galaxie scintille au clair de
terre. Pierrot, assis sur sa corne
de lune a perdu sa plume. Il songe: "Où sont passés mes génomes,
Pinocchio, Peter Pan et Cendrillon? Sont-ils sur Vénus, Mars ou
Jupiter?". À
force de désirer
l'instant de les revoir, la nostalgie l'envahit. *F.G.V. : Fusée à grande vitesse.
Monique Litzler : Demain
Bonsoir les chats, je vais dormir les rideaux à peine fermés. Je ne
veux pas de noir mais un clair de lune après la fête et le champagne,
les bulles et les confettis, car nous sommes le premier janvier. *E.I.D.E.: Etudes Internationales de Survie
Danielle Auberjet : Clic-Clac Pour
désirer
un monde meilleur,
ailleurs
Quelle vision fantastique À
califourchon sur notre monture Clac-Clic En avant pour demain, après-demain...
Marie-Françoise :
à chanter sur l'air de Ma
soeur cette fameuse écolo Ailleurs
dans un coin du jardin Demain
mon fils émigré sur Europe* Jeune
homme que peut-il désirer Tout
ça est fort bien compatible *Europe: deuxième satellite de Jupiter, découvert par Galilée en janvier 1610.
Mots croisés :
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/sur le thème de l'OuLiPo: C'est une tentative d'exploration méthodique des potentialités de la littérature et plus généralement de la langue. Unissant à l'origine des écrivains, mathématiciens, poètes et logiciens, l'Oulipo vise à assembler et réassembler les lettres et les mots, à la manière des images recomposées, selon des formes, des structures, des contraintes nouvelles afin de produire des oeuvres originales. " Le but de la littérature potentielle est de fournir aux écrivains futurs des techniques nouvelles qui puissent réserver l'inspiration de leur affectivité. D'où la nécessité d'une certaine liberté. Il y a 9 ou 10 siècles, quand un littérateur potentiel a proposé la forme du sonnet, il a laissé, à travers certains procédés mécaniques, la possibilité d'un choix. (...) La lipo analytique recherche des possibilités qui se trouvent chez certains auteurs sans qu'ils y aient pensé. La lipo synthétique constitue la grande mission de l'Oulipo, il s'agit d'ouvrir de nouvelles possibilités inconnues des anciens auteurs." propos de François Le Lyonnais, 1961.
Les membres du Café littéraire luxovien ont joué à écrire sous contrainte. Au hasard ils ont pris quatre mots dans le dictionnaire, ont choisi pour chacun le premier mot de même rime qui venait à l'esprit : clairon
----- potiron Puis chaque personne a concocté un petit texte en vers libres utilisant obligatoirement ces mots, et les plaçant en bout de ligne de manière à obtenir des bouts rimés :
Marie-Françoise: Denis
au régiment jouait de son clairon,
Les
membres du Café littéraire luxovien
s'associent
à la semaine de la langue française, en
écrivant et jouant avec les dix mots proposés cette année par le Ministère de la Culture et de la
Communication sur le thème de la rencontre :
Brigitte Grillot : "La voix de la nuit" À
cette heure un peu tardive où les murs sont vivants de silence, où la
paix tictaque, l'aiguille de ta boussole
intérieure commence à vibrer côté sommeil. Mais toi,
tu lui résistes pour attendre la voix de la radio, la voix sans visage,
qui bientôt va s'annoncer… doucement. Cette voix, à qui appartient-elle ?
Cette voix, où va-t-elle ? Quel genre de dialogue? Car au fond, cette voix, que cherche-t-elle?
Quant à sa manière de parler, cette voix, qu'est-ce qui te plaît en
elle?
Mais… Cette voix que tu aimes et pour laquelle tu veilles chaque soir,
cette voix sans visage,
a-t-elle au moins un nom?
NB : Avant son propre nom, la voix cite celui de ses collaborateurs.
Marie-Françoise : Je suis rentrée de promenade sans faire plus de rencontre. Après avoir bu mon thé je me suis enfoncée dans le rhizome des mots de la liste, pas très jubilatoire cette année, proposés par le Ministère de la Culture et de la Communication pour la Semaine de la langue française. Pour les apprivoiser rien de tel que de s'attabler devant le Petit Robert, ce que j'ai fait sans détourner mon visage des pages, cherchant par quelle passerelle je pourrais bien trouver une idée pour écrire avec eux. Tu vas penser que j'ai perdu la boussole d'écrire ce palabre tiré par les cheveux, qui manque de tact et d'intérêt. Y manque surtout…toi, que je n'ai su placer.
Michèle Larrère : 1)
Apprivoiser
les mots est un privilège donné à l'être humain. 2) Pour descendre dans le jardin de mon enfance, pas besoin de boussole.
Monique Armando : Un dimanche en forêt
Pas besoin de boussole
pour retrouver la rivière de mon enfance. Pas besoin de palabre
pour raconter les jours heureux.
Marie-Françoise : Cette mi mars, souffle le grand vent des tempêtes d'équinoxe qui
tourmente les arbres de la jeune forêt, qui met à bas les hautes
branches sèches et moussues et cassantes des arbres plus anciens, des
vénérables, sous lesquels il ne fait pas bon, dit-on, s'attarder. Sous
lesquels pourtant marche sans hésiter le faune qui s'avance en écoutant
le palabre
du vent.
Monique Litzler (écrit à partir d'un reportage photographique paru dans un magasine sur la nature) : À Par ce matin encore brumeux notre décollage est prévu malgré tout.
Guillaume et Marie munis d'un équipement important se présentent sur le
tarmac.
Danielle Auberjet : Un château hanté.
Il était une fois, dans un château hanté, d'étranges personnages au visage
d'une grande pâleur, à l'allure de fantômes.
Monique Armando :
J'ai "perdu la boussole" ! Je suis complètement désorientée dans ce monde où les mots
partage, tolérance et liberté ne sont que palabre
sur l'écran de ma télé. Et Toi,
le présentateur, tu gardes un visage
de circonstance, à peine triste pour l'enfant qui a faim et jubilatoire
pour les résultats du loto. Tu manques aussi de tact
quand tu demandes au S.D.F. s'il a froid le jour de Noël.
Irène de Illa: Les dix mots "croisés"
Les dix mots de la Semaine de la langue française 2008, trouvés dans: "Le rivage des Syrtes" de
Julien Gracq (éd.
de La Pléïade): p
572 : Mes fonctions d’observateur devaient, dans cet état de
stagnation, me donner aussi peu de souci que possible. Il semblait très
vite qu’il n’y eut rien à observer à l’Amirauté; pour m’éviter
le ridicule, et faire reculer un peu l’ennui et l’isolement, il ne
restait qu’à tenter d’apprivoiser
des suspects aussi apparemment inoffensifs. p
575 : Dès que j’avais pour la première fois, au cours de mes
explorations dans ce dédale de cours et de casemates, poussé par simple
curiosité la porte, je m’étais senti progressivement envahi par un
sentiment que je ne saurais guère définir qu’en disant qu’il était
de ceux qui désorientent (comme on dit que dévie l’aiguille de la
boussole au passage
de certaines steppes désespérément banales du centre de la Russie)
cette aiguille d’aimant invisible qui nous garde de dévier du fil
confortable de la vie — qui nous désignent, en dehors de toute espèce
de justification, un lieu attirant, un lieu où il convient sans
plus de discussion de se tenir. p
592 : Les yeux de Marino flottèrent lointains, comme on fouille la
haute mer, en quête d’un repère insaisissable. p
598 : Je me déprenais peu à peu d’une vie sans accidents et sans
fièvre. Vanessa desséchait tous mes plaisirs, et m’éveillait à un
subtil désenchantement; elle m’ouvrait des déserts, et ces déserts
gagnaient par taches et par plaques comme une lèpre insidieuse. J’abandonnai
peu à peu mon travail ;
je condamnai plus souvent ma porte à mes amis, rien ne me plaisait plus
autant que la perspective d’une journée vide que coupait à midi cette
seule rencontre avec
Vanessa. p
600 : La nuit était devenue très noire. Debout sur la passerelle,
le regard de Marino, se rivait à l’avant du bateau. Le
corps disparaissait sous les reflets miroitants du ciré sombre. Le visage
s’était étrangement isolé, les traits tout
aiguisés dans la tension du guet. P
689 : Cette voix de naufragé qui semblait venir de plus bas qu’une
autre, qui saisissait à la nuque et qui faisait passer une brusque onde
de silence parmi les policiers attablés*,
était panique. Dans ce bureau de crasse et de sommeil, dans ce décombre
de ville momifiée et recuite dans son immobilité ruineuse, comme le
cauchemar pourri de ce soleil séculaire qui crevait, qui se levait devant
nous, qui descendait les marches. p
836 : Il y a trop longtemps qu’Orsena n’a pas été remise dans
les hasards. Il y a trop longtemps qu’Orsena n’a pas été remise dans
le jeu. Autour d’un corps vivant, il y a la peau qui est tact
et respiration; mais quand un État a connu trop de
siècles, la peau épaissie devient un mur, une grande muraille:
alors les temps sont venus, alors il est temps que les trompettes sonnent,
que les murs s’écroulent, que les siècles se consomment et que les
cavaliers entrent par la brèche, les beaux cavaliers qui sentent l’herbe
sauvage et la nuit fraîche, avec leurs yeux d’ailleurs et leurs
manteaux soulevés par le vent. p
734 : Nous passâmes l’après-midi dans une espèce de demi-folie.
La fébrilité anormale de Fabrizio était celle d’un Robinson dans son
île démarrée, à la tête soudain d’une poignée de Vendredis.
Marino, l’Amirauté reculaient dans les brumes. Pour un peu, il eût
hissé le drapeau noir ; ses galopades à travers le navire, les
hennissements de sa voix jubilante*
qui à chaque instant balayaient le pont étaient
ceux d’un jeune poulain qui s’ébroue dans un pré. Tout l’équipage
à cette voix, manœuvrait p
826 : Le pouvoir est beaucoup, Aldo ; puisque tu peux prétendre
ici à ton tour à l’importance, ne crois pas ceux qui voudront t’en
dégoûter. Il y a une certaine espèce de philosophes qui pousse comme le
lichen, sur les ruines; ils célèbrent les sucs de l’air et jettent l’anathème
sur ce qui croît dans la terre grasse: ils te mettront en garde contre
la vanité de l’expérience et te préviendront contre tout ce qui n’est
pas né dans le dessèchement; mais crois-moi, il vaut la peine d’enfoncer
ses racines* —il vaut la peine de gouverner même dans un état
croulant. On avance entre deux haies d’hommes ployés, et, si l’on est
un amateur d’hommes, il vaut la peine d’observer l’homme ployé:
cela gagne du temps— et ils ne livrent que là un parfum qui n’est qu’à
eux, comme il est plus court de connaître une essence à son odeur intime
en cassant une branche en deux. Note :
On aura remarqué que s’attabler
a été remplacé par "attablés", jubilatoire
par "jubilante" et "jubilation",
rhizome par "racines".
Quant à palabre,
si le mot n’est pas écrit en toutes lettres dans Le rivage des
Syrtes il est bien présent dans les discours, parfois interminables,
des personnages de Julien Gracq…
/à l'occasion de la Semaine de la langue française 2007:
Les
membres du Café littéraire luxovien
ont déliré
autour des
dix mots proposés par le Ministère de la Culture et de la
Communication :
Monique Armando : J'ai fait un rêve bizarre
Marie-Françoise : Une action pour lutter contre l'illettrisme étant proposée la même année dans les écoles, centres sociaux, francas, ludothèque, collèges, etc. de Luxeuil, sur le thème de la ville, j'ai commencé mon texte par: Si Luxeuil était...
Si Luxeuil était... terre en amour,
l'abricot
à peau et chair jaune serait le fruit de ses vergers, et nul bachi-bouzouk
n'y ferait mauvaise-tête ni ne s'y rendrait célèbre par sa cruauté.
Danielle Auberjet : Personnages particuliers. Bonjour,
je suis un bachi-bouzouk. Et
moi, me reconnaissez-vous ? Je viens de Fort-Boyard. Vous
m'oubliez, c'est moi le clown
Pilou. Enfin
réunis, avec mes amis
Monique Litzler (A inséré les dix mots dans un passage de "La guerre et la Paix" de Tolstoï): Bal en 1810 à Saint-Pétersbourg.
L'Empereur entra, tout de blanc vêtu et galonné d'or, il avançait
majestueusement. Vraiment, il était très chic.
Il était suivi du maître de maison. Il marchait entre deux haies
d'invités, saluant à droite et à gauche parmi cette foule colorée, des
messieurs vêtus de pourpre, et des dames tout abricot
aux parures brillantes de bijoux,
jetant mille feux.
/à l'occasion de la Semaine de la langue française 2006:
Les membres du Café littéraire luxovien ont relevé des citations contenant les dix mots proposés par le Ministère de la Culture et de la Communication, agencées façon marabout, bout de ficelle :
Captivé par le bonheur que la musique épand, nous n'avons pas pris garde à la mélancolie qui en est le revers; à la présence d'une nostalgie plus déchirante, soudain, d'être aux couleurs de la clarinette. et que de tels accents, une simple ligne mélodique peuvent donc nous meurtrir − d'une heure abolie, d'un visage perdu... Présentation
de Mozart et autres écrits sur la musique de François Mauriac, Il retrouve dans sa mémoire ce que son hôte lui a dit de la jeune fille, lorsqu'il l'a invité avec elle: elle a travaillé pendant des années avant de prendre le train, elle n'a pas d'argent, elle est seule, dans une mansarde... Madame Curie, par Eve Curie. Laissant aux maçons couards l'inspiration de Grand Trianon d'Hardouin − Mansard qui constituait alors un parangon non plus ultra, Soufflot, qui inaugurait ici un brillant futur, proposa à Daunon, franchissant non sans un aplomb hardi, non sans un sang-froid inouï, cinq ou six Rubicon, Soufflot, donc, proposa un corps principal d'inspiration rococo − portail à arcs-boutants, fronton à la Tudor, balcon sans avant-corps, tympan à mascaron − qu'il flanquait − là gisait l'innovation − d'un pavillon flamboyant à parois ogival, aux mâchicoulis à modillons. La disparition, de Georges Perec. ... il donne en ce début d'année un texte fou, pluriel, provocateur, et magnifiquement stimulant. Le kaléidoscope d'une oeuvre en mouvement, de projets non aboutis, d'hommages à des artistes, des héros, des livres qui ont accompagné son parcours. Un kaléidoscope de lui-même aussi: il joue avec ses doubles, avec ses divers moments, diverses humeurs − humour, jugement sévère sur soi, rage, et, parfois, un ressentiment qu'il conteste, pour éviter l'aigreur. Article sur "Hé bien ! La Guerre" de Jack Alain Léger, par Josyane Savigneau Retire tous tes masques et sous le dernier d'entre-eux tu te verras: du vide. Regarde donc, ton visage, mais regarde-le. Où est-il? Peux-tu seulement l'apercevoir sans ton miroir? Un rien, un vide. Toi-même n'es qu'une ombre, une idée, un fantôme. Le masque seul est une personne. Il ne te cache pas, il te montre. Il montre ce que tu n'oses découvrir, tout ce que cache ton visage il le révèle (...) Le montreur et ses masques, de Marc Petit. Et je songeais toujours le regardant, à la désolation de mon propre réveil, à cette prise en charge de la soif, du soleil, du sable, à cette reprise en charge de la vie, ce rêve que l'on ne choisit pas. Terre des hommes, Antoine de Saint-Exupéry. Mère,
sois bénie ! A l'appel de la reine de Saba, de Léopold Sédar Senghor. Nouvelle escale en Ile de France où Bernardin de Saint-pierre retrouve l'exilé qu'il a connu quelques mois plus tôt: "Quelques jours avant de partir, je revis Aoturu, cet insulaire de Taïti que l'on ramenait dans son pays, après lui avoir fait connaître les moeurs de l'Europe. A mon premier passage, je l'avais trouvé franc, gai, un peu libertin; à son retour, je le voyais réservé, poli et maniéré." Une vie plus loin, de Jean-pierre Biot. Imitons
de Marot l'élégant badinage, Boileau Battre la pâte qui a levé, en faire une couronne de trois centimètres d'épaisseur et la tresser en la tournant deux fois sur elle-même. Mettre sur une tôle et cuire au four vif une demi heure. Encyclopédie universelle de cuisine, de R.J. Courtine.
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